Le ministre norvégien du Développement international reçu par Félix Tshisekedi

Le ministre norvégien du Développement international, Dage Inge Ulstein, à la tête d’une importante délégation de hauts fonctionnaires du gouvernement du Royaume de la Norvège, a été reçu hier mercredi 8 mai 2019, par le Président de la République, Félix Antoine TshisekediTshilombo.

Avec le chef de l’Etat congolais, ils ont abordé plusieurs sujets d’actualité touchant essentiellement au renforcement de la coopération entre son pays et la RDC, dans plusieurs domaines.

En dehors des projets financés par son pays en RDC, à travers les Nations Unies, notamment dans les domaines du changement climatique, de la gestion des forêts, de la promotion de la paix, du développement durable et de la lutte contre les violences sexuelles, le Royaume de la Norvège, a indiqué le diplomate norvégien, voudrait participer aux côtés d’autres partenaires, à la réduction de la pauvreté en RDC.

Au moment où les conditions de paix et de stabilité semblent réunies avec l’alternance au pouvoir, le gouvernement norvégien envisage d’épauler les nouvelles autorités congolaises dans le domaine des investissements du secteur privé qui va booster la création des entreprises et entrainer la création d’emplois, afin d’éradiquer le chômage.

On croit savoir que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a apprécié la volonté des dirigeants norvégiens à soutenir la RDC, dans les domaines qui touchent principalement à asseoir le bien-être de populations congolaises, surtout après la réalisation de son programme des urgences de 100 premiers jours de son mandat.

Dans la soirée, cette même délégation du gouvernement norvégien conduite par le ministre du Développement international, Dage Inge Ulstein, a ensuite décliné l’objet de sa mission en RDC, auprès de HenriYav Mulang, ministre congolais des Finances. Avec l’argentier congolais, il a surtout été question, du projet norvégien des investissements dans le secteur privé.

Ce projet important qui arrive à point nommé, vise à apporter des investissements pour le soutien aux entreprises privées qui pourront relancer le développement économique, par la reconstitution du tissu économique. Le ministre Henri Yav Mulang s’est réjoui de la volonté du gouvernement norvégien d’œuvrer à la reconstruction de la RDC, promettant à ses hôtes l’appui total de l’exécutif congolais.

Auparavant, Emmanuel Ilunga, assumant l’intérim du ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères, avait eu des entretiens avec le ministre norvégien. Ces entretiens ont tourné autour du renforcement de la coopération entre le Royaume de Norvège et la République démocratique du Congo, avec les acteurs étatiques et non étatiques.

Par cette visite, les dirigeants politiques norvégiens pourront mieux appréhender les réalités congolaises, afin de contribuer plus efficacement à la coopération entre le Royaume de la Norvège et la RDC. Signalons qu’au terme de sa visite en RDC, le ministre Dage Inge Ulstein et sa suite en profiteront pour visiter quelques projets financés par le gouvernement norvégien.

La délégation norvégienne s’est rendue mardi dernier à Goma et Bukavu, avant de regagner Kinshasa. Et c’est probablement aujourd’hui que le ministre Dage Inge Ulstein et sa suite pourront prendre leur avion pour la Norvège.

J.R.T. Le Phare

News Reports 002/19 [fr] – Numero de mars

Ambassadeur Marie NDJEKA et Mr Kitack Lim le Secretaire General de l’OMI

La francophonie – un voyage. 

« J’ai longtemps cru qu’on avait le choix de sa langue. Alors, je rêvais de parler le russe, le nahuatl, l’égyptien. Je rêvais d’écrire en anglais, la langue la plus poétique, la plus douce, la plus sonore. Pour mieux réaliser ce rêve, j’avais entrepris d’apprendre par cœur le dictionnaire, et je récitais de longues listes de mots. Puis j’ai compris que je me trompais. On n’a pas le choix de sa langue. La langue française, parce qu’elle était ma langue maternelle, était une fatalité, une absolue nécessité. Cette langue m’avait recouvert, m’avait enveloppé, elle était en moi jusqu’au tréfonds. Cela n’avait rien à voir avec la connaissance d’un dictionnaire, c’était ma langue, c’est-à-dire la chair et le sang, les nerfs, la lymphe, le désir et la mémoire, la colère, l’amour, ce que mes yeux avaient vu premièrement, ce que ma peau avait ressenti, ce que j’avais goûté et mangé, ce que j’avais respiré. » 

Extrait de « Le monde est mon langage » d’Alain MABANCKOU, Editions Grasset, 2016. Lu par l’Ambassadeur Marie NDJEKA dans le document vidéo de promotion de la littérature francophone.

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News Reports 001/19 [fr] – Numero de février

Télécharger le numéro de février News Report 001/19

Le Congo a gagné ! 

La passation pacifique et civilisée du pouvoir qui a eu lieu à Kinshasa le 24 janvier 2019 restera un événement historique et une étape importante dans l’histoire de la République Démocratique du Congo.

La RDC a prêché la démocratie à l’Afrique et au monde entier en réalisant la toute premiere passation du flambeau au sommet de l’Etat en 58 ans d’indépendance.

Le peuple congolais est fier d’avoir prouvé à la face du monde qu’il est mûr, sage, uni, épris de paix et de l’amour de sa patrie.

Il a pris l’engagement d’accompagner le President élu dans l’acheminement du pays vers son emergence d’ici 2030.

Nous devons tous nous aligner derriere le President Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo afin de bâtir un pays plus beau qu’avant tel que nous le proclamons dans notre Hymne national.

Ensemble, nous vaincrons car c’est le Congo qui a gagné.

Ambassadeur Marie Ndjeka

Adrienne Ekila Liyonda : la première cheffe de la diplomatie congolaise

Femme politique congolaise active et engagée, Marie-Adrienne Ekilia Liyondo, a marqué sa génération, du quartier Matonge dans lequel elle a grandi jusqu’aux amphithéâtres de l’Université catholique de Louvain où elle a fini ses études avant d’embrasser une riche carrière dans l’Administration publique.

Née le 16 octobre 1948 à Léopoldville (Kinshasa), elle entame des études primaires à l’école Sainte Marie Goretti de Kauka dans la commune de Matonge, avant de rejoindre le prestigieux Lycée Sainte Thérèse de Lisieu (Lycée Kabambare) où elle décroche son diplôme d’Etat en option littéraire en 1970. Le Baccalauréat en poche, elle s’envole pour la Belgique où, elle y poursuit des études de Droit à l’Université catholique de Louvain et obtient une licence en droit économique en 1974. Elle revient au Zaïre où elle est engagée comme conseillère économique de l’Agence Zaïroise de presse pendant trois ans, avant de devenir journaliste spécialisée en économie.

En 1976, elle intègre la commission permanente de la réforme du Droit Zaïrois nouvellement instituée et poursuit son ascension dans la sphère économico-politique en intégrant le collège juridique de la présidence de la République et le conseil d’administration de la société publique Gécamines. En 1983, elle est nommée ministre aux affaires sociales et condition féminine.

L’Ambassadeur Liyonda présente ses lettres de créances à Jacques Delor, président de la C.E.E.

Elle commence sa carrière diplomatique à l’issue d’un remaniement ministériel en 1985 et est promue Ambassadeur Extraordinaire du Zaïre en Belgique et près la Commission économique européenne (C.E.E) avec juridiction sur les Pays-Bas et le Luxembourg.

A l’issue de l’avènement du Premier ministre Mabi Mulumba, elle est rappelée au gouvernement pour occuper le poste de Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

Elle devient la deuxième femme en Afrique à occuper ce poste après Madame Gaositwe Chiepe au Botswana en 1984. Elle occupera cette haute charge de janvier 1987 à mars 1988.

Elle quittera le giron diplomatique pour les médias, où elle deviendra Ministre de l’information et presse de mars 1988 à mai 1990. Après le retour du multipartisme, elle revient dans l’arène politique au sein de l’Union des démocrates indépendants. Elle s’installera en Belgique avec son époux où elle décédera le 23 juin 2006 des suites d’une maladie.

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