Le Pr. Sylvestre Ilunga Ilunkamba nommé Premier ministre

Kinshasa, 20 mai 2019 (ACP).- Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a, dans une ordonnance rendue publique lundi, nommé le Pr. Sylvestre Ilunga Ilunkamba au poste de Premier ministre.

Pour sa part, le Pr. Ilunga considère cette nomination comme une lourde responsabilité en ce moment crucial que travers la RDC. «Je m’engage à mobiliser toutes mes capacités pour pouvoir  confirmer de façon harmonieuse la coalition au niveau du gouvernement et contribuer à l’amélioration des conditions des vies des citoyens congolais dans la transparence», a-t-il dit.

Le Pr. Sylvestre Ilunga Ilunkamba est docteur en sciences économiques de l’Université de Kinshasa (UNIKIN). Il a assumé deux fois les fonctions de ministre de Plan et des Finances, et quatre fois celles de vice-ministre. ACP/FNG/DNM/Kayu/Fmb/NIG/JLL/CKM

L’état de coopération entre la RDC et la Norvège évoqué à la Cité de l’UA

Les questions liées à la coopération entre le Royaume de Norvège et la République démocratique du Congo, dans les domaines notamment de projets sur la déforestation, l’hydroélectricité et l’humanitaire ont figuré au centre de l’audience que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a accordée, mercredi à la Cité de l’Union africaine, à une délégation du Royaume de Norvège, conduite par Dag-Inge Ulstein, ministre norvégien de développement international.

L’homme d’Etat norvégien a déclaré à la presse au sortir de l’audience, qu’ils ont eu une bonne réunion avec le Chef de l’Etat sur l’ensemble des questions ayant trait à la Coopération entre Kinshasa et Oslo, avant de se féliciter de bonnes relations qui existent entre les deux pays.

Il a affirmé que la Norvège contribue chaque année pour quelque 100 millions de dollars en faveur de certains projets en RDC, notamment dans les domaines de la foret, humanitaire et sécuritaire. Pour le ministre norvégien, la RDC est un pays qui dispose de beaucoup de potentialités, avec les énergies renouvelables, notamment l’hydroélectricité. Tout cela, a-t-il dit, est important pour le développement d’un pays et la création d’emplois.

Presse PR

Le ministre norvégien du Développement international reçu par Félix Tshisekedi

Le ministre norvégien du Développement international, Dage Inge Ulstein, à la tête d’une importante délégation de hauts fonctionnaires du gouvernement du Royaume de la Norvège, a été reçu hier mercredi 8 mai 2019, par le Président de la République, Félix Antoine TshisekediTshilombo.

Avec le chef de l’Etat congolais, ils ont abordé plusieurs sujets d’actualité touchant essentiellement au renforcement de la coopération entre son pays et la RDC, dans plusieurs domaines.

En dehors des projets financés par son pays en RDC, à travers les Nations Unies, notamment dans les domaines du changement climatique, de la gestion des forêts, de la promotion de la paix, du développement durable et de la lutte contre les violences sexuelles, le Royaume de la Norvège, a indiqué le diplomate norvégien, voudrait participer aux côtés d’autres partenaires, à la réduction de la pauvreté en RDC.

Au moment où les conditions de paix et de stabilité semblent réunies avec l’alternance au pouvoir, le gouvernement norvégien envisage d’épauler les nouvelles autorités congolaises dans le domaine des investissements du secteur privé qui va booster la création des entreprises et entrainer la création d’emplois, afin d’éradiquer le chômage.

On croit savoir que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a apprécié la volonté des dirigeants norvégiens à soutenir la RDC, dans les domaines qui touchent principalement à asseoir le bien-être de populations congolaises, surtout après la réalisation de son programme des urgences de 100 premiers jours de son mandat.

Dans la soirée, cette même délégation du gouvernement norvégien conduite par le ministre du Développement international, Dage Inge Ulstein, a ensuite décliné l’objet de sa mission en RDC, auprès de HenriYav Mulang, ministre congolais des Finances. Avec l’argentier congolais, il a surtout été question, du projet norvégien des investissements dans le secteur privé.

Ce projet important qui arrive à point nommé, vise à apporter des investissements pour le soutien aux entreprises privées qui pourront relancer le développement économique, par la reconstitution du tissu économique. Le ministre Henri Yav Mulang s’est réjoui de la volonté du gouvernement norvégien d’œuvrer à la reconstruction de la RDC, promettant à ses hôtes l’appui total de l’exécutif congolais.

Auparavant, Emmanuel Ilunga, assumant l’intérim du ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères, avait eu des entretiens avec le ministre norvégien. Ces entretiens ont tourné autour du renforcement de la coopération entre le Royaume de Norvège et la République démocratique du Congo, avec les acteurs étatiques et non étatiques.

Par cette visite, les dirigeants politiques norvégiens pourront mieux appréhender les réalités congolaises, afin de contribuer plus efficacement à la coopération entre le Royaume de la Norvège et la RDC. Signalons qu’au terme de sa visite en RDC, le ministre Dage Inge Ulstein et sa suite en profiteront pour visiter quelques projets financés par le gouvernement norvégien.

La délégation norvégienne s’est rendue mardi dernier à Goma et Bukavu, avant de regagner Kinshasa. Et c’est probablement aujourd’hui que le ministre Dage Inge Ulstein et sa suite pourront prendre leur avion pour la Norvège.

J.R.T. Le Phare

News Reports 002/19 [fr] – Numero de mars

Ambassadeur Marie NDJEKA et Mr Kitack Lim le Secretaire General de l’OMI

La francophonie – un voyage. 

« J’ai longtemps cru qu’on avait le choix de sa langue. Alors, je rêvais de parler le russe, le nahuatl, l’égyptien. Je rêvais d’écrire en anglais, la langue la plus poétique, la plus douce, la plus sonore. Pour mieux réaliser ce rêve, j’avais entrepris d’apprendre par cœur le dictionnaire, et je récitais de longues listes de mots. Puis j’ai compris que je me trompais. On n’a pas le choix de sa langue. La langue française, parce qu’elle était ma langue maternelle, était une fatalité, une absolue nécessité. Cette langue m’avait recouvert, m’avait enveloppé, elle était en moi jusqu’au tréfonds. Cela n’avait rien à voir avec la connaissance d’un dictionnaire, c’était ma langue, c’est-à-dire la chair et le sang, les nerfs, la lymphe, le désir et la mémoire, la colère, l’amour, ce que mes yeux avaient vu premièrement, ce que ma peau avait ressenti, ce que j’avais goûté et mangé, ce que j’avais respiré. » 

Extrait de « Le monde est mon langage » d’Alain MABANCKOU, Editions Grasset, 2016. Lu par l’Ambassadeur Marie NDJEKA dans le document vidéo de promotion de la littérature francophone.

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