News Reports 002/19 [fr] – Numero de mars

Ambassadeur Marie NDJEKA et Mr Kitack Lim le Secretaire General de l’OMI

La francophonie – un voyage. 

« J’ai longtemps cru qu’on avait le choix de sa langue. Alors, je rêvais de parler le russe, le nahuatl, l’égyptien. Je rêvais d’écrire en anglais, la langue la plus poétique, la plus douce, la plus sonore. Pour mieux réaliser ce rêve, j’avais entrepris d’apprendre par cœur le dictionnaire, et je récitais de longues listes de mots. Puis j’ai compris que je me trompais. On n’a pas le choix de sa langue. La langue française, parce qu’elle était ma langue maternelle, était une fatalité, une absolue nécessité. Cette langue m’avait recouvert, m’avait enveloppé, elle était en moi jusqu’au tréfonds. Cela n’avait rien à voir avec la connaissance d’un dictionnaire, c’était ma langue, c’est-à-dire la chair et le sang, les nerfs, la lymphe, le désir et la mémoire, la colère, l’amour, ce que mes yeux avaient vu premièrement, ce que ma peau avait ressenti, ce que j’avais goûté et mangé, ce que j’avais respiré. » 

Extrait de « Le monde est mon langage » d’Alain MABANCKOU, Editions Grasset, 2016. Lu par l’Ambassadeur Marie NDJEKA dans le document vidéo de promotion de la littérature francophone.

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News Reports 001/19 [fr] – Numero de février

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Le Congo a gagné ! 

La passation pacifique et civilisée du pouvoir qui a eu lieu à Kinshasa le 24 janvier 2019 restera un événement historique et une étape importante dans l’histoire de la République Démocratique du Congo.

La RDC a prêché la démocratie à l’Afrique et au monde entier en réalisant la toute premiere passation du flambeau au sommet de l’Etat en 58 ans d’indépendance.

Le peuple congolais est fier d’avoir prouvé à la face du monde qu’il est mûr, sage, uni, épris de paix et de l’amour de sa patrie.

Il a pris l’engagement d’accompagner le President élu dans l’acheminement du pays vers son emergence d’ici 2030.

Nous devons tous nous aligner derriere le President Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo afin de bâtir un pays plus beau qu’avant tel que nous le proclamons dans notre Hymne national.

Ensemble, nous vaincrons car c’est le Congo qui a gagné.

Ambassadeur Marie Ndjeka

Adrienne Ekila Liyonda : la première cheffe de la diplomatie congolaise

Femme politique congolaise active et engagée, Marie-Adrienne Ekilia Liyondo, a marqué sa génération, du quartier Matonge dans lequel elle a grandi jusqu’aux amphithéâtres de l’Université catholique de Louvain où elle a fini ses études avant d’embrasser une riche carrière dans l’Administration publique.

Née le 16 octobre 1948 à Léopoldville (Kinshasa), elle entame des études primaires à l’école Sainte Marie Goretti de Kauka dans la commune de Matonge, avant de rejoindre le prestigieux Lycée Sainte Thérèse de Lisieu (Lycée Kabambare) où elle décroche son diplôme d’Etat en option littéraire en 1970. Le Baccalauréat en poche, elle s’envole pour la Belgique où, elle y poursuit des études de Droit à l’Université catholique de Louvain et obtient une licence en droit économique en 1974. Elle revient au Zaïre où elle est engagée comme conseillère économique de l’Agence Zaïroise de presse pendant trois ans, avant de devenir journaliste spécialisée en économie.

En 1976, elle intègre la commission permanente de la réforme du Droit Zaïrois nouvellement instituée et poursuit son ascension dans la sphère économico-politique en intégrant le collège juridique de la présidence de la République et le conseil d’administration de la société publique Gécamines. En 1983, elle est nommée ministre aux affaires sociales et condition féminine.

L’Ambassadeur Liyonda présente ses lettres de créances à Jacques Delor, président de la C.E.E.

Elle commence sa carrière diplomatique à l’issue d’un remaniement ministériel en 1985 et est promue Ambassadeur Extraordinaire du Zaïre en Belgique et près la Commission économique européenne (C.E.E) avec juridiction sur les Pays-Bas et le Luxembourg.

A l’issue de l’avènement du Premier ministre Mabi Mulumba, elle est rappelée au gouvernement pour occuper le poste de Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

Elle devient la deuxième femme en Afrique à occuper ce poste après Madame Gaositwe Chiepe au Botswana en 1984. Elle occupera cette haute charge de janvier 1987 à mars 1988.

Elle quittera le giron diplomatique pour les médias, où elle deviendra Ministre de l’information et presse de mars 1988 à mai 1990. Après le retour du multipartisme, elle revient dans l’arène politique au sein de l’Union des démocrates indépendants. Elle s’installera en Belgique avec son époux où elle décédera le 23 juin 2006 des suites d’une maladie.

Alexis Thambwe Mwamba remplace Léonard She Okitundu

Faisant suite à la démission de S.E. Léonard She Okitundu du fait de l’incompatibilité entre sa fonction au sein du gouvernement et son mandat parlementaire, le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenze a nommé Mr. Alexis Thambwe Mwamba en qualité de Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères et Intégration Régionale par intérim. La cérémonie de remise et reprise a eu lieu ce jeudi 7 mars 2019.

Voici l’adresse faite par S.E. Léonard She Okitundu à l’occasion de cette cérémonie :

Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, Cher frère,

Messieurs les Secrétaires Généraux,

Messieurs les Directeurs de Cabinet,

Messieurs les Ambassadeurs, Messieurs les Directeurs-Chefs de Services,

Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet et de l’Administration,

Comme vous le savez pertinemment, c’est pour la seconde fois que je dois procéder à cet exercice de passation de pouvoir à ce Ministère. C’est toujours un moment d’émotion de quitter un lieu de travail habituel, des visages familiers et un certain habitus. Cependant ainsi va la vie de la République et de ses institutions dont nous ne sommes que des serviteurs passagers. C’est pour moi l’occasion de rendre un vibrant hommage à Son Excellence Monsieur JOSEPH KABILA KABANGE, Président honoraire de la République Démocratique du Congo qui nous a, à deux reprises, et à des moments cruciaux de l’histoire politique de notre pays, accordé la confiance de diriger un département ministériel sensible comme celui-ci.

Je tiens à remercier profondément Son Excellence Monsieur FELIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République Démocratique du Congo pour nous avoir, à l’entame de son mandat, fait confiance pour l’accompagner dans ces premières actions diplomatiques dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles sont positives et vivement saluées.

Mes remerciements s’adressent aussi à Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, BRUNO TSHIBALA NZENZE qui nous a étroitement accompagné dans l’accomplissement de notre noble tâche.

Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, Cher frère,

Je ne serai pas long, l’occasion ne s’y prête pas.

  1. Lorsque je suis arrivé aux affaires, les choses n’étaient pas forcément faciles avec une grève des plus difficiles qu’ait connue le Ministère. Aujourd’hui, je quitte un département ministériel désormais apaisé et en ordre de marche, fruit d’un dialogue fructueux et permanent avec les délégations syndicales, la majorité des revendications multiformes des agents et cadres étant rencontrées : une mise en place globale des agents et fonctionnaires a été opérée, avec un mécanisme de gestion des promotions et un scénario complet des envois en poste a été opéré, un secrétaire général full a été installé par ordonnance présidentielle, la régularisation du statut de nouvelles unités des Agents stagiaires ayant travaillé depuis plusieurs années a été effectuée, la titularisation par ordonnance présidentielle des Directeurs, Chefs de Service et autres cadres est actée. Certes, il reste beaucoup à faire et je suis persuadé que ce département possède en son sein les potentialités humaines qui vont lui permettre d’opérer sa mutation pour répondre efficacement à ses missions régaliennes face aux enjeux du monde actuel où le multilatéralisme est menacé et le terrorisme global croit ;

2. Je quitte ce ministère avec la satisfaction du devoir accompli. En effet, les axes stratégiques de la politique étrangère dont nous avons eu la charge se déclinaient sur trois plans :

3. Maintenir un environnement diplomatique sous–‐régional, régional et International propice à l’accomplissement pacifique de la transition politique en RDC et aux élections apaisées, crédibles e transparentes ;

4. Plaidoyer pour un accompagnement positif de la Communauté Internationale au processus politique actuel ;

5. Consolidation des relations de coopération actuelle et ouverture vers de nouveaux partenariats pour accompagner le développement national ;

A l’aune de ces objectifs déterminés, nous pouvons nous estimer satisfaits. La Communauté internationale dans sa globalité a positivement accompagné la transition politique et l’alternance pacifique réussie dans notre pays, les réactions positives post-électorales enregistrées faisant foi.

La respectabilité et le capital-confiance de la République Démocratique du Congo sont rehaussés. Pour la première fois dans son histoire diplomatique, le pays a été confortablement élu par la majorité des pays de l’Assemblée Générale des Nations Unies pour un siège de membre de la prestigieuse Commission des Droits de l’Homme à Genève.

Lors du dernier Sommet de l’Union Africaine, sous le leadership de Son Excellence Monsieur FELIX TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République Démocratique du Congo, les pays frères du continent ont fait l’honneur à notre pays d’être élu 2ème Vice-président en exercice de l’institution panafricaine.

Au cours de cette année 2019, la République Démocratique du Congo abritera les travaux du Comité consultatif permanent des Nations Unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale.

Ce capital confiance à la République Démocratique du Congo se remarque aussi au nombre de pays qui ont procédé à des exemptions réciproques de visas dont l’Afrique du Sud, la République de Turquie, la République d’Angola et les Emirats Arabes Unis.

Excellence,

Le système international fait face à plusieurs grands défis complexes et dangereux pour la paix et la concorde notamment le terrorisme global, le non-respect du droit international, la prolifération de l’unilatéralisme de certaines puissances, l’imposition de forces des valeurs, une injustice dans les relations commerciales et financières. Ceux-ci nécessitent un aggiornamento stratégique de la politique étrangère de notre pays ainsi que de sa diplomatie. Le récent discours fondateur de Son Excellence Monsieur FELIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République Démocratique du Congo face au corps diplomatique fixe les balises pertinentes quant à ce qu’une conférence diplomatique prochaine devra approfondir.

Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, Cher frère,

Vous avez dirigé ce ministère et connaissez sa complexité. Je pars le coeur léger car je laisse entre vos mains expertes ce département que vous saurez avec le talent qu’on vous reconnait, administrer efficacement comme dans le passé. Aux agents et cadres du Ministère, je vous recommande de privilégier la paix et la courtoise dans tous vos rapports car la diplomatie commence au sein de notre alma mater qu’est ce Ministère si important pour la survie de notre Nation.

Je vous remercie.

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